<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>LA BLOGOTHEQUE</title>
	<link>http://www.blogotheque.net/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>




<item xml:lang="fr">
		<title>Ghulam Hassan Shaggan, a soul man</title>
		<link>http://blogotheque.net/Ghulam-Hassan-Shaggan-a-soul-man</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/Ghulam-Hassan-Shaggan-a-soul-man</guid>
		<dc:date>2010-09-03T13:17:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ulrich</dc:creator>


		<dc:subject>I'm a fan</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>
		<dc:subject>Ghulam Hassan Shaggan</dc:subject>

		<description>C'est une histoire de d&#233;sert. Celle qu'on entend &#224; la tomb&#233;e de la nuit, lorsque la chaleur laisse place peu &#224; peu au froid. Celle qu'on chante, lorsque serr&#233;s les uns contre les autres, autour d'un feu de camp, les hommes reprennent en choeur le chant d'un autre &#226;ge, comme pour se donner le courage d'affronter une &#233;tendue devenue froide mais toujours hostile, sous la blancheur de la voie lact&#233;e.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-I-m-a-fan-+" rel="tag"&gt;I'm a fan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Ghulam-Hassan-Shaggan-+" rel="tag"&gt;Ghulam Hassan Shaggan&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5601-73f4f.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5601-30ac3.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5601-73f4f.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une histoire de d&#233;sert. Celle qu'on entend &#224; la tomb&#233;e de la nuit, lorsque la chaleur laisse place peu &#224; peu au froid. Celle qu'on chante, lorsque serr&#233;s les uns contre les autres, autour d'un feu de camp, les hommes reprennent en choeur le chant d'un autre &#226;ge, comme pour se donner le courage d'affronter une &#233;tendue devenue froide mais toujours hostile, sous la blancheur de la voie lact&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une histoire d'homme ou plut&#244;t d'un vieillard. Un homme qui fait partie d'un monde &#224; part et dont la voix a rarement franchi les murs de l'Occident. C'est l'histoire d'un homme, &#226;g&#233; aujourd'hui de 82 ans et v&#233;n&#233;r&#233; dans son pays, le Pakistan. Il ne se produisit que trois fois &#224; l'&#233;tranger, &#224; Delhi en 1963, &#224; Fez en 1967 et en 2001 en Hollande. Autant dire que je ne le verrai jamais chanter en live, &#224; moins de me d&#233;placer &#224; Lahore, sa ville de r&#233;sidence, ou de me poser quelque part en Pakistan. Ustad Ghulam Hassan Shaggan a connu la gloire et re&#231;u tous les honneurs et il est une des voix reconnues, au c&#244;t&#233; de ses c&#233;l&#232;bres compatriotes comme Ustad Salamat Khan, Ustad Bary Fateh Ali Khan et l'immense et regrett&#233; Nusrat Fateh Ali Khan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8349 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L214xH300/Ustad_Gulam_Hassan_Shagan-caee2.jpg' width='214' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:214px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'histoire d'un artiste qui d&#233;cida de chanter dans un autre style que celui de ses illustres compagnons. Il s'engagea sur la voie du classique et des chants r&#226;gas issus de la musique hindoustani, en se concentrant plus particuli&#232;rement sur le Khayal &#8212; chants modaux courts qui reposent sur une improvisation m&#233;lodique totale, mettant ainsi en avant les qualit&#233;s de virtuose de son interpr&#232;te. Le chant d'Ustad Ghulam Hassan Shaggan a pour caract&#233;ristique d'&#234;tre tr&#232;s lent et de remplir peu &#224; peu un espace invisible, celui qu'on ne per&#231;oit pas entre le silence du d&#233;but et l'accompagnement instrumental. L'artiste pakistanais excelle &#224; cet endroit, il ma&#238;trise parfaitement les trois composantes de chant. On dit de lui qu'il est pass&#233; ma&#238;tre dans l'art du Alap (la partie qui pr&#233;sente &#224; l'auditoire le r&#226;ga), utilise dans un art raffin&#233; le Akar (chant sans paroles) pour sublimer l'ambiance, et sait parfaitement amener les paroles dans un contexte de tr&#232;s grande m&#233;lodie. Oui, on dit tout &#231;a sur Ustad Ghulam Hassan Shaggan. Un magicien du chant au style incomparable mais qui est toujours rest&#233; tr&#232;s fid&#232;le &#224; la tradition, imposant &#224; ses interpr&#233;tations une dignit&#233; incomparable. La l&#233;gende dit de lui qu'il serait la r&#233;incarnation de Mian Ten Sen, le plus grand chanteur de Dhrupad, celui qui, en chantant, faisait rire et pleurer en m&#234;me temps.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Ramkali.mp3' rel='enclosure'&gt;Ustad Ghulam Hassan Shaggan - Ramkali&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est une histoire de d&#233;sert. Autour de ce feu de camp, je m'imagine alors un conte des mille et une nuits, dans lequel on me raconte comment un homme h&#233;rita, avec la permission et la b&#233;n&#233;diction des Dieux, d'une musique mill&#233;naire &#8212; l'hindoustani &#8212; cr&#233;&#233;e par un demi-dieu, Amir Khusrau. J'entends dans un &#233;cho lointain les balbutiements de ce dernier lorsqu'il construisit et accorda le premier sitar et plus tard le premier t&#226;bla, ces instruments qui r&#233;volutionn&#232;rent la musique indienne et plus tard la n&#244;tre. J'entends le souffle des Djinns qui me vante les m&#233;rites de cet &#233;ternel &#233;tudiant qui &#233;tudia sous les ordres de Nizzamuddin Awliya, consid&#233;r&#233; comme le pinacle du Chishti Tariqa &#8212; la voie du Soufi &#8212; qui modela la musique et la culture indienne. On me fait comprendre qu'Ustad Ghulam Hassan Shaggan est le riche h&#233;ritier de cette tradition religieuse et musicale, que nous avons tant de mal &#224; appr&#233;hender ici en Occident, lorsque nous ne la d&#233;daignons pas. Oui, nous autres, qui avons oubli&#233; le sacr&#233; en musique, ne comprenons pas que ce fr&#234;le homme a pour seul et unique but de faire parvenir &#224; nos oreilles de profanes, le chant de Dieu. Oui, l'Islam a insuffl&#233; et d&#233;velopp&#233; une tradition musicale qui r&#233;sonne encore aujourd'hui. Oui, en Occident, on aime oublier en quelle haute estime ces musiciens sont tenus, de l'Afrique de l'Ouest &#224; la Turquie. Non, il ne nous est pas demand&#233; de tomber &#224; genoux et de prier la gloire d'un cr&#233;ateur. Non, car dans sa qu&#234;te incessante de la note juste, cet h&#233;ritier nous explique que sa d&#233;marche s'inscrit dans une volont&#233; permanente d'humilit&#233; et de d&#233;pouillement face au divin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une histoire d'homme ou plut&#244;t d'un vieillard. Un homme, qui en passant du grave &#224; l'aigu avec une facilit&#233; d&#233;concertante et en trois octaves, sait nous promener d'un &#233;tat de veille &#224; un &#233;tat de r&#234;ve. Un homme qui, par son chant si caract&#233;ristique, h&#233;rit&#233; d'une vieille et belle tradition soufiste, sait nous toucher au plus profond de notre &#226;me. V&#233;ritable empathe, il nous prend &#224; t&#233;moin de ce qu'il voit &#224; chaque fois qu'il chante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'oeuvre de cet artiste est pl&#233;thorique mais tr&#232;s peu disponible dans nos contr&#233;es. Mais lorsqu'on a la chance de croiser sa musique et sa voix, au hasard des p&#233;r&#233;grinations, on comprend mieux ce qu'est la &#8220;Soul Music&#8221; et comme chacun d'entre nous a une &#226;me, Ustad Ghulam Hassan Shaggan est un de ces rares prodiges qui sait nous toucher l&#224;, au plus profond du coeur. Et que vous soyez d'accord ou pas avec sa vision du monde, c'est au final peu important.&lt;/p&gt; &lt;object width=&quot;614&quot; height=&quot;492&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/6h7XMwggPhs?fs=1&amp;hl=fr_FR&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/6h7XMwggPhs?fs=1&amp;hl=fr_FR&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;614&quot; height=&quot;492&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ecouter sur Spotify &lt;a href='http://open.spotify.com/album/0zWs2rB54hvnVmG0Vhdv5P' class='spip_out'&gt;Ustad Ghulam Hassan Shaggan&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Cr&#233;dit photo &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/72253117@N00/1128781379/' class='spip_out'&gt;adatta1461&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Cr&#233;dit Bandeau Alda Cravo Al-Saude&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Ramkali.mp3" length="17190351" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>When We Were Kings</title>
		<link>http://blogotheque.net/When-We-Were-Kings</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/When-We-Were-Kings</guid>
		<dc:date>2010-08-24T14:40:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>


		<dc:subject>Digression</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>
		<dc:subject>Une</dc:subject>
		<dc:subject>The Felice Brothers</dc:subject>

		<description>Un rappel de la jeunesse et de ses &#233;clats. Une belle &#233;vocation de nos rudes apprentissages, de nos courtes d&#233;faites, de nos p&#233;nibles victoires. Il est parfois des voix jeunes mais lasses qui nous ram&#232;nent en arri&#232;re et qui redonnent du go&#251;t au temps qui passe. En voici une.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Digression-+" rel="tag"&gt;Digression&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Une-+" rel="tag"&gt;Une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-The-Felice-Brothers-+" rel="tag"&gt;The Felice Brothers&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5588-88805.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5588-d0ba2.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5588-88805.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait un mardi gorg&#233; de soleil. J'avais crois&#233; un de mes plus vieux potes par hasard, lui cintr&#233; dans son costume d'avocat et moi en sandales, dans un quartier que nous ne fr&#233;quentions pas quand nous &#233;tions &#233;tudiants. Il n'existait m&#234;me pas pour nous, et s'y rendre aurait &#233;t&#233; comme se rendre dans un pays &#233;tranger peu attrayant. C'&#233;tait avant. Nous n'avons pas beaucoup de temps, ni lui ni moi. C'est le lot de nos vies effr&#233;n&#233;es de trentenaires &#233;puis&#233;s, qui doivent prendre rendez-vous des semaines &#224; l'avance pour avoir une chance de se voir. Tout &#224; la joie de se voir on s'&#233;treint, ravis de d&#233;couvrir un peu d'impr&#233;vu dans nos vies d&#233;sormais r&#233;gl&#233;es au millim&#232;tre. Il a le temps de raconter que le week-end pr&#233;c&#233;dent, une femme l'a agress&#233; dans un caf&#233; de Manhattan parce qu'il lisait un roman qui s'appelle Fuck America.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au soir tomb&#233;, j'avais pris un taxi pour la proche banlieue. A deux pas des Lilas, j'avais pass&#233; la soir&#233;e sur une terrasse pas finie, parpaings encore visibles et lumi&#232;res diffus&#233;es par des guirlandes de no&#235;l sauv&#233;es d'un carton pas encore d&#233;fait, avec une ribambelle d'amis du temps d'avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8337 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:240px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L240xH240/felice-brothers-bde4c.jpg' width='240' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:240px;' /&gt;&lt;/span&gt;En se passant les plats par la fen&#234;tre, la conversation roule sur les enfants, les babysitters, les week-ends &#224; l'&#233;tranger, les pr&#234;ts immobiliers, les envies de tout plaquer ou - plus raisonnablement - de passer &#224; quatre cinqui&#232;me. Comme nous sommes entre gens de go&#251;t, personne ne parle voiture ou sicav. L'un dit qu'il se mariera quand son troisi&#232;me sera n&#233;. La deuxi&#232;me est arriv&#233;e quelques jours plus tard. Il repart t&#244;t, parce qu'il rentre en RER dans son pavillon de banlieue. Avant qu'il s'en aille, on lui f&#234;te son anniversaire par surprise, avec quelques disques et un g&#226;teau maison surmont&#233; de deux bougies qui cr&#233;pitent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On parle de nos amoureuses pass&#233;es. D'une Leila que je n'ai pas connue mais que ceux qui &#233;taient au lyc&#233;e ensemble se rem&#233;morent avec &#233;motion. Sauf un, mais les autres l'accablent, le traitent de menteur. On prend des nouvelles des &#233;pouses des uns, des copines des autres, de quelques ex-femmes et du chaos qui pr&#233;vaut dans la vie de certains. On prend le temps d'expliquer &#224; l'un qu'il faut qu'il arr&#234;te de se plaindre, parce que c'est finalement lui qui les choisit plut&#244;t tr&#232;s compliqu&#233;es. On parle de leurs rides, qu'on trouve charmantes. Il y en a m&#234;me un qui dit &#171; plus elle vieillit, plus elle est belle &#187;. On se moque gentiment mais au fond on l'envie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant &#231;a, cette journ&#233;e avait couleur de boue et go&#251;t de cendre. J'exag&#232;re. Elle n'avait juste pas assez de couleurs et sans doute un go&#251;t trop fade. C'est parfois suffisant pour me plonger dans l'incertitude. J'en avais assez d'attendre que les choses prennent corps, qu'elles tournent dans mon sens. Un peu comme quand t'appuies douze fois sur le bouton de l'ascenseur alors que tu sais tr&#232;s bien qu'il est d&#233;j&#224; en train de descendre. Tr&#232;s lentement. J'&#233;tais frustr&#233;, impatient. Tout simplement en train de me confronter au r&#233;el, comme aurait pu le dire un professionnel. Front contre front, en v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qu'on m'a donn&#233;, c'est sans doute pr&#233;cis&#233;ment ce qu'il me fallait. Un rappel de la jeunesse et de ses &#233;clats. Une belle &#233;vocation de nos rudes apprentissages, de nos courtes d&#233;faites, de nos p&#233;nibles victoires. De nos instants de gr&#226;ce. J'avais besoin d'un piano qui d&#233;gringole en quelques notes mais qui s'imprime, comme pour rappeler que le temps qui passe laisse toujours des traces. J'avais besoin d'une voix jeune mais lasse, comme pour me rappeler que je me sentais parfois d&#233;j&#224; vieux bien avant de l'&#234;tre r&#233;ellement. Et que je ne me suis jamais senti aussi jeune qu'apr&#232;s mes trente ans. J'avais besoin de cette guitare bancale, qu'on sent gratt&#233;e, forc&#233;e, contrainte, &#224; moiti&#233; &#233;touff&#233;e, mais qui tient la route, pour peu qu'on soit d'accord que les belles routes ne vont jamais tout droit.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/AllWhenWeWereYoung.mp3' rel='enclosure'&gt;The Felice Brothers - All When We Were Young&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'avais besoin de cette chanson qui dit que le vin de la jeunesse n'est jamais compl&#232;tement bu.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href='http://www.thefelicebrothers.com/' class='spip_out'&gt;The Felice Brothers&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Acheter &lt;a href='http://www.amazon.fr/Yonder-Clock-Felice-Brothers/dp/B001T46U8C/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=music&amp;qid=1282659700&amp;sr=8-1' class='spip_out'&gt;Yonder Is The Clock&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/AllWhenWeWereYoung.mp3" length="4586945" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un petit air de mizik ayisyen</title>
		<link>http://blogotheque.net/Un-petit-air-de-mizik-ayisyen</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/Un-petit-air-de-mizik-ayisyen</guid>
		<dc:date>2010-08-03T13:43:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ulrich</dc:creator>


		<dc:subject>I'm a fan</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>

		<description>En Ha&#239;ti, une semaine avant P&#226;ques, le pays se transforme en un vaste dancefloor. Un peu partout appara&#238;t sur les routes une foule bigarr&#233;e et compos&#233;e essentiellement de joyeux f&#234;tards, percussionnistes, chanteurs, danseurs et autres tapeurs de bambou, tous sous l'emprise d'un alcool local, le fresko. La musique et les chants envahissent les rues, il y est question de joie, de ferveur religieuse et de retrouvailles fraternelles. Loin des clich&#233;s mis&#233;rabilistes dont les m&#233;dias occidentaux se repaissent, il est temps de d&#233;couvrir une musique tourment&#233;e et joyeuse, explosive et pleine d'espoir.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-I-m-a-fan-+" rel="tag"&gt;I'm a fan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5566-6596c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5566-d89a1.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5566-6596c.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Ha&#239;ti, une semaine avant P&#226;ques, le pays se transforme en un vaste dancefloor. Un peu partout appara&#238;t sur les routes une foule bigarr&#233;e et compos&#233;e essentiellement de joyeux f&#234;tards, percussionnistes, chanteurs, danseurs et autres tapeurs de bambou, tous sous l'emprise d'un alcool local, le fresko. La musique et les chants envahissent les rues, il y est question de joie, de ferveur religieuse et de retrouvailles fraternelles. Loin des clich&#233;s mis&#233;rabilistes dont les m&#233;dias occidentaux se repaissent, il est temps de d&#233;couvrir qu'Ha&#239;ti est une terre de contrastes culturels assez marqu&#233;s o&#249; la musique joue un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant. Il existe dans ce petit pays plus d'une dizaine de courants musicaux portant des noms aussi &#233;vocateurs que F&#232;y, M&#232;ringue ou Rara. Si nous rajoutons &#224; cela une bonne dose de cr&#233;ole qui cimente la vie du pays et nous voil&#224; plong&#233;s dans une ambiance musicale hors-norme et hors-temps.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les historiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;a href='http://creoles.free.fr/Cours/choucoune.htm' class='spip_out'&gt;La Choucoune&lt;/a&gt; &#187; (Petit Oiseau en fran&#231;ais) est un des chants historiques et populaires d'Ha&#239;ti. La chanson fut adapt&#233;e d'un po&#232;me &#233;crit par Oswald Durand, figure l&#233;gendaire, en 1883 qui vante les m&#233;rites et la beaut&#233; d'une femme ha&#239;tienne qui portait ce surnom. C'est un des deux piliers de la culture ha&#239;tienne, l'autre &#233;tant l'hymne national. Ce titre connut une carri&#232;re internationale. Lorsque le Calypso devient un genre populaire aux Etats-Unis, la chanson connut une seconde jeunesse lorsque Norman Luboff la r&#233;a-rangea et r&#233;-&#233;crivit les paroles (avec Alan Marylin Bergman) en anglais en rajoutant ici et l&#224; quelques strophes. Ainsi naquit &#171; Yellow Bird &#187;, standard parmi les standards qu'Harry Belafonte reprendra (en y apportant aussi sa touche personnelle) ainsi que Chris Isaak.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Celia_Cruz.mp3' rel='enclosure'&gt;Celia Cruz - Choucoune&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Chris_Isaak.mp3' rel='enclosure'&gt;Chris Isaak - Yellow Bird&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8303 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L200xH200/lanse_kod_1-5be1d.jpg' width='200' height='200' alt=&quot;Rara&quot; title=&quot;Rara&quot; style='height:200px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;Le &lt;a href='http://en.wikipedia.org/wiki/Rara' class='spip_out'&gt;Rara&lt;/a&gt; est la principale composante musicale des f&#234;tes de P&#226;ques en Ha&#239;ti depuis les temps coloniaux et c&#233;l&#232;bre les racines africaines du peuple ha&#239;tien. Chant&#233; en cr&#233;ole, ce rythme musical se caract&#233;rise essentiellement par ses percussions issus du vaudou et suit un un rituel religieux tr&#232;s pr&#233;cis. Apr&#232;s quelques d&#233;votions dans un temple vaudou, les orchestres Rara, emmen&#233;s par une clique form&#233;e de colonels et autres pr&#233;sidents &#8212; qui forment une hi&#233;rarchie aussi ancestrale que myst&#233;rieuse &#8212; passent de maison en maison pour collecter quelques pi&#233;cettes. Et s'ils rencontrent un autre orchestre Rara, &#231;a se termine g&#233;n&#233;ralement en bonne bagarre. V&#233;ritable pierre angulaire de la musique en Ha&#239;ti, le Rara est aussi la m&#233;moire vivante et en marche d'Ha&#239;ti.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Rara.mp3' rel='enclosure'&gt;Rara, extrait de l'anthologie de Soul Jazz Records&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;All That Jazz&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8305 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L200xH200/Nemours-756fa.jpg' width='200' height='200' alt=&quot;&quot; style='height:200px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;Si la musique &#233;thico-&#233;quito-durable en Ha&#239;ti existait alors le Jazz en serait le p&#232;re nourricier et le &lt;a href='http://en.wikipedia.org/wiki/Compas_music' class='spip_out'&gt;Compas&lt;/a&gt;, le fils putatif. D&#233;riv&#233; de ses grands fr&#232;res europ&#233;ens et africains, le Compas (ou Kompa) est consid&#233;r&#233; comme la musique nationale d'Ha&#239;ti. Le genre fut d&#233;velopp&#233; dans les ann&#233;es 50 conjointement par Nemours Jean Baptiste et Webert Sicot, tous deux musiciens de jazz. Bas&#233; essentiellement sur l'improvisation, le Compas diff&#232;re du jazz traditionnel par l'incorporation de rythmes populaires et surtout des instruments &#224; vent. Ce genre devint vite populaire aupr&#232;s de la jeuness ha&#239;tienne, entra&#238;nant dans son sillage une querelle des modernes et des anciens. En effet, le Compas supplanta un mouvement surnormm&#233; le Jazz des Jeunes qui s&#233;vit dans les ann&#233;es 20/30 avec des gloires locales comme Celia Cruz.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Nemours_Jean_Baptiste.mp3' rel='enclosure'&gt;Nemours Jean Baptiste - A Pali Papa&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Webert_Sicot.mp3' rel='enclosure'&gt;Webert Sicot - Pan Gin Panne&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme tout genre qui se respecte, le Compas &#233;volua et passa &#224; la jurisprudence Bob Dylan en s'&#233;lectrifiant. En introduisant basse, guitare &#233;lectrique, batterie et saxophone, le mini-jazz transforma radicalement le son en provenance d'Ha&#239;ti. Qui plus est, il s'accompagna d'une autre r&#233;volution : jusqu'alors, la capitale d'Ha&#239;ti, Port-au-Prince, &#233;tait naturellement le centre culturel de l'&#239;le. Mais le centre n&#233;vralgique se d&#233;pla&#231;a le temps d'une d&#233;cennie &#224; P&#233;tion-ville, l&#224; o&#249; naquit le &lt;a href='http://www.musiquehaitienne.fr/le-kompa/generation-mini-jazz-annees-soixante/' class='spip_out'&gt;Mini-Jazz&lt;/a&gt;, avec le groupe embl&#233;matique Shleu Shleu.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Shleu_Shleu.mp3' rel='enclosure'&gt;Shleu Shleu - Boutilliers&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;The show must go on...&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La musique en Ha&#239;ti peut &#234;tre aussi une affaire de famille. Prenez le cas, par exemple, de Charles Dorismond, fils d'Andre Dorismond qui fut le chanteur de Webert Sicot. Comme son p&#232;re, le petit Charles a toujours voulu devenir grand et dans la musique, si possible. Bigga Haitian ne fit pas que devenir grand, il d&#233;poussiera la musique de son pays en regardant non plus du c&#244;t&#233; de Cuba ou de l'Afrique mais plut&#244;t vers la Jama&#239;que. En mariant le reggae au Compas, &lt;a href='http://www.myspace.com/biggahaitian' class='spip_out'&gt;Bigga Haitian&lt;/a&gt; donna naissance &#224; un nouveau genre qui porte son propre nom.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Bigga_Haitian.mp3' rel='enclosure'&gt;Bigga Haitian - Binghi Mon&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8309 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L200xH200/MasterDji-50ae1.jpg' width='200' height='200' alt=&quot;&quot; style='height:200px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;Bigga Haitian ouvrit grand les portes de la modernit&#233; &#224; la musique ha&#239;tienne. Avant que Wycleaf Jean ait des ambitions pr&#233;sidentielles, celui-ci ne m&#233;nagea pas sa peine pour revendiquer l'influence de son a&#238;n&#233; sur la musique des Fugees, tout comme le Hip Hop. Cependant, le Kreyol Hip Hop ne ressemble pas &#224; son grand fr&#232;re am&#233;ricain. Tout d'abord, il est caract&#233;ris&#233; par un usage intensif du cr&#233;ole et emprunte volontiers ses rythmes et autres samples &#224; la tradition mucicale ha&#239;tienne. Entendez par l&#224; qu'un bon morceau de Kreyol Hip Hop puisera dans le Rara, le Compass et tous les autres courants ha&#239;tiens. Celui qui donna ses lettres de noblesse &#224; ce nouveau genre musical est &lt;a href='http://www.myspace.com/themasterdjiproject' class='spip_out'&gt;Master Dji&lt;/a&gt;, v&#233;ritable ic&#244;ne en son pays, mort trop jeune pour voir l'&#233;norme influence qu'il eut sur la musique de son pays, &#224; l'instar de Bigga Haitian.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Master_DJI.mp3' rel='enclosure'&gt;Master DJI - Petite Fille des Trottoirs&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Mr_OK.mp3' rel='enclosure'&gt;Mr OK - Yaya ft. Larose&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout le long de son histoire, la musique ha&#239;tienne privil&#233;gia toujours le fond &#224; la forme, s'attachant plus &#224; &#233;crire des morceaux dont la port&#233;e litt&#233;raire serait reconnue et reprise par les futures g&#233;n&#233;rations. La simplicit&#233; formelle des rythmes et autres &#233;l&#233;ments musicaux n'en est pas moins complexe mais elle permet &#224; l'auditeur de s'attacher &#224; un univers qui n'est pas forc&#233;ment le sien &#224; l'origine. Entre exotisme et modernit&#233; occidentale, les ha&#239;tiens ont construit leur propre cath&#233;drale musicale. On ne peut parler ici de folk, de rock ou de rap, aux sens classiques des termes. Non, la musique de ce petit bout du monde est &#224; l'image de son pays : tourment&#233;e, explosive mais aussi infiniment joyeuse et pleine d'espoir.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Choucoune &#187; de Celia Cruz, extrait de Grandes Exitos de Celia Cruz
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Yellow Bird &#187; de Chris Isaak, extrait de Baja Sessions
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Rara &#187;, extrait de l'anthologie de Soul Jazz Records
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A Pali Papa &#187; de Nemours Jean Baptiste, extrait de A Visit To Haiti
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pan Gin Pane &#187; de Webert Sicot, extrait de Gina
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Boutilliers &#187; de Shleu Shleu, extrait de Ha&#239;ti Terre de Soleil
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Binghi Mon &#187; de Bigga Haitian, extrait de Binghi Mon
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Petite Fille des Trottoirs &#187; de Master DJI, extrait de l'album homonyme
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Yaya &#187; de Mr OK, extrait du EP Men Mwen
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Cr&#233;dits photos : Karnava (Soul Jazz Records), Nemours Jean Baptiste (charliegillett.com), Master DJI (haitianmusicindustry.com)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bandeau : Rara in Haiti, Soul Jazz Records&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Celia_Cruz.mp3" length="5336122" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Chris_Isaak.mp3" length="4039968" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Rara.mp3" length="40733869" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Nemours_Jean_Baptiste.mp3" length="5575063" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Webert_Sicot.mp3" length="11427459" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Shleu_Shleu.mp3" length="5137615" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Bigga_Haitian.mp3" length="5074314" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Master_DJI.mp3" length="7174609" type="audio/mpeg" />
		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Mr_OK.mp3" length="8627083" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En pleine hypernuit</title>
		<link>http://blogotheque.net/En-pleine-hypernuit</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/En-pleine-hypernuit</guid>
		<dc:date>2010-07-20T09:15:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>


		<dc:subject>Disque</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>
		<dc:subject>Bertrand Belin</dc:subject>

		<description>Bertrand, que les choses soient bien claires : je ne veux pas que tu m'expliques. Je ne veux pas que tu te d&#233;voiles, et que les d&#233;tails que tu me donnes noient dans leur imperfection la belle et impr&#233;cise impression que j'emporte avec moi. Je ne veux pas que tu me dises comment tu as trouv&#233; ce mot, cette belle parabole. Hypernuit.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Disque-+" rel="tag"&gt;Disque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Bertrand-Belin-+" rel="tag"&gt;Bertrand Belin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5549-e4ca1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5549-28955.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5549-e4ca1.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bertrand, je ne veux pas que tu m'expliques. Je ne veux pas que tu te d&#233;voiles, et que les d&#233;tails que tu me donnes noient dans leur imperfection la belle et impr&#233;cise impression que j'emporte avec moi. Je ne veux pas que tu me dises comment tu as trouv&#233; ce mot, cette belle parabole. Hypernuit. Je ne veux surtout pas que tu me dises &#224; quoi tu penses quand tu le chantes. Je le per&#231;ois comme un mot estival et br&#251;lant, &#224; deux milles lieux des longues nuits d'hiver solitaire par lesquels les voyageurs &#8230; Non, il m'&#233;voque plut&#244;t du bitume br&#251;lant, des insomnies fi&#233;vreuses, quelque chose de sexuel. &#199;a m'emb&#234;terait que tu me d&#233;montres le contraire, ou m&#234;me que tu nuances mon propos. C'est le jeu, c'est comme &#231;a, c'est toi qui donnes mais c'est moi qui re&#231;ois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne veux pas non plus comprendre comment tu l'as construite cette chanson, qui sonne d'aujourd'hui, mais un aujourd'hui vieux comme la mer et ses ressacs, vieux comme une course des jours d'avant.Si jamais je te vois un jour la jouer en concert, il faudra sans doute que je me d&#233;tourne, que je regarde ailleurs. Je ne veux aucune indication, je ne veux pas voir tes doigts qui grattent le manche et discerner un accord de do. Je veux rester dans le flou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8282 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:250px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L250xH256/Belin_1-84c9e.jpg' width='250' height='256' alt=&quot;&quot; style='height:256px;width:250px;' /&gt;&lt;/span&gt;Je ne veux pas savoir quelle id&#233;e t'as pris de parler de lait, en plein milieu de ce texte qui n'a jusque l&#224; rien de lact&#233;. Je ne veux pas savoir si tu te rends compte que tu as &#233;crit une sorte d'hymne, une chanson parfaitement accomplie, comme une ode au grand ouest mais vu par des yeux anciens, un regard de vieux sage sur la folk song am&#233;ricaine, une version tellement fran&#231;aise qui rappelle simplement que tout roadtrip est aussi une geste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais &#234;tre certain mais je n'oserais jamais te le demander de peur que tu me d&#233;trompes, que cette chanson est sortie toute seule, venue d'ailleurs en quelque sorte, et qu'elle a jailli de tes doigts et de ta voix, sans que tu aies &#224; te d&#233;partir une seule seconde de ta nonchalance un peu dandy, de ton petit quant &#224; soi mi-grave mi-l&#233;ger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu vois, je ne veux rien, je ne veux que des petites touches de couleurs pour ensuite me raconter une belle histoire, la faire mienne. L'enjoliver ou la griser si je veux. Y revenir quand &#231;a me plait. La d&#233;poussi&#233;rer si je le sens. C'est qu'il y a sans doute mille et une mani&#232;res de percevoir ta chanson, simple comme une ritournelle et vaste comme un oc&#233;an. On peut la fendre, la prendre, la survoler, l'enjamber. On peut s'y perdre et y plonger. On peut la vivre triste ou la danser ivre. Je n'aime pas avoir &#224; choisir, et &#231;a m'ennuierait qu'on restreigne toutes ces possibilit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pour toi, lecteur, c'est pareil, il faut sans doute que je me taise maintenant et que je n'en dise pas trop. Juste que Bertrand Belin a atteint, le temps d'une chanson, une sorte de perfection, avec suffisamment de retenue et de brio pour &#224; la fois vous captiver et vous laisser y voir ce que vous souhaitez.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Si &lt;i&gt;Hypernuit&lt;/i&gt; le disque ne sort qu'en septembre, &#171; Hypernuit &#187; la chanson est t&#233;l&#233;chargeable gratuitement &lt;a href='http://www.bertrandbelin.com/' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bandeau : Winslow Homer / Summer Night&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonus track :&lt;/strong&gt; d&#233;couvrez &#233;galement &#171; Tout a chang&#233; &#187;&lt;/p&gt; &lt;center&gt;&lt;object width=&quot;610&quot; height=&quot;457&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xduy5o?width=614&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xduy5o?width=614&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&quot; width=&quot;610&quot; height=&quot;457&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xduy5o_bertrand-belin-tout-a-change_music&quot;&gt;Bertrand Belin - Tout a chang&#233;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>You don't want me</title>
		<link>http://blogotheque.net/You-don-t-want-me</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/You-don-t-want-me</guid>
		<dc:date>2010-07-16T09:14:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>


		<dc:subject>I'm a fan</dc:subject>
		<dc:subject>The Walkmen</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>

		<description>Je sais d&#232;s les cinq premi&#232;res notes que c'est bon, que c'est gagn&#233;, que tout est dit. Il ne me reste plus qu'&#224; esp&#233;rer qu'ils ne vont pas fl&#233;chir. Il y a quelque chose dans cette ligne m&#233;lodique qui m'emporte d'embl&#233;e. Un naturel qui s'impose sans coup f&#233;rir. Pas le temps de r&#233;fl&#233;chir, pas l'occasion de se demander si c'est raisonnable, pas le loisir de s'attarder, de bien consid&#233;rer les choses. Subitement, on s'en fout, de la consid&#233;ration, de la prudence et du reste. La fi&#232;vre prend d'embl&#233;e. &#199;a s'appelle &#171; Stranded &#187; et c'est le premier extrait du prochain album des Walkmen.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-I-m-a-fan-+" rel="tag"&gt;I'm a fan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-The-Walkmen-+" rel="tag"&gt;The Walkmen&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5542-e182c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5542-65751.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5542-e182c.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je sais d&#232;s les cinq premi&#232;res notes que c'est bon, que c'est gagn&#233;, que tout est dit. Il ne me reste plus qu'&#224; esp&#233;rer qu'ils ne vont pas fl&#233;chir. Il y a quelque chose dans cette ligne m&#233;lodique qui m'emporte d'embl&#233;e. Un naturel qui s'impose sans coup f&#233;rir. Pas le temps de r&#233;fl&#233;chir, pas l'occasion de se demander si c'est raisonnable, pas le loisir de s'attarder, de bien consid&#233;rer les choses. Subitement, on s'en fout, de la consid&#233;ration, de la prudence et du reste. La fi&#232;vre prend d'embl&#233;e. Surtout qu'au bout de 15 secondes, &lt;a href='http://2.bp.blogspot.com/_9GvCm1vhzSA/S7IrkJ4xLZI/AAAAAAAADY8/gkdbKgUjwQ0/s1600/SXSW+2010+Day+1+%283-17-2010%29-4423.jpg' class='spip_out'&gt;la fanfare&lt;/a&gt; prend une ampleur soudaine, fait c&#233;der les digues et nous envoie valser plus haut que Babel. T'as les larmes aux yeux, l&#224; ? Comme une envie de pleurer mais sans &#234;tre triste ? Je crois bien que c'est normal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ce chanteur qui endosse les habits du crooner le fait tellement bien, avec cette absence de retenue si classe qui est la sienne depuis toujours. Souviens toi de&#171; The Rat &#187;, des &lt;a href='http://www.blogotheque.net/Waltz-me-to-the-end-of-love' class='spip_out'&gt;reprises de Leonard Cohen&lt;/a&gt;, du fabuleux &lt;a href='http://www.blogotheque.net/Toucher-le-fond' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;You &amp; Me&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. On n'est pas tr&#232;s loin de ce dernier, d'ailleurs. La ligne m&#233;lodique rappelle celle que le groupe siffle pour faire exploser &#171; On The Water &#187; en vol ; les cuivres jetaient d&#233;j&#224; leurs feux dans la bataille sur &#171; The Blue Route &#187;. Finalement, le groupe reprend les choses l&#224; o&#249; il les avait laiss&#233;es sur &lt;a href='http://www.youtube.com/watch?v=lKRKppEJbLs' class='spip_out'&gt;&#171; I Lost You &#187;&lt;/a&gt;. Quand Hamilton Leithauser force sur &#171; you don't want me &#187;, c'est comme s'il se fissurait et s'envolait en m&#234;me temps. La chanson bondit, ralentit, repart encore, prend une grande respiration, laisse de l'espace puis le reprend, d&#233;gringole magnifiquement... et ton pauvre c&#339;ur s'emballe au moindre souffle de ces fous, s'ent&#234;te &#224; les suivre. On se croit dans un studio de chez Sun, mais pas avec des faussaires ou des archivistes qui ne feraient que remettre au go&#251;t du jour de vieilles recettes. Non, vous &#234;tes bien avec &lt;a href='http://www.blogotheque.net/+-The-Walkmen-+?lang=fr' class='spip_out'&gt;The Walkmen&lt;/a&gt;, l'un des groupes les plus touchants et les plus consistants des derni&#232;res ann&#233;es, qui compl&#232;te avec Spoon et The National la trinit&#233; du rock am&#233;ricain moderne. On a l'impression d'y &#234;tre, tellement le son est beau. &#199;a sent la prise live, le one take de g&#233;nie presque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout du long, on a le sourire idiot de ceux qui ne veulent pas vraiment r&#233;aliser ce qu'ils sont en train de vivre. On a envie que cela ne s'arr&#234;te jamais, tout en &#233;tant curieux de savoir comment ils vont boucler la boucle. On est comme dans un r&#234;ve : tout tombe &#224; la perfection, au bon moment, sans qu'on sache trop &#224; quoi s'attendre. On subodore parfois, on se doute un peu... et &#224; chaque virage on s'abandonne. C'est qu'il y a l&#224; trop de tendresse contrari&#233;e et, comme sur &#171; Four Provinces &#187;, cette furieuse envie qui d&#233;borde, imp&#233;tueuse et inarr&#234;table. &#199;a donne envie de bondir, de danser, de boire, de courir, d'embrasser, de se foutre &#224; poil, de dire tout ce qu'on pense vraiment, de crier de jolies choses, d'en murmurer d'autres, de pleurer aussi, de laisser aller, de ne plus calculer. &#171; Envoyer &#231;a aux &#233;toiles perdues &#187;, chantait un autre.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/The-Walkmen-Stranded.mp3' rel='enclosure'&gt;The Walkmen - Stranded&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute &#231;a un coup de foudre.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Lisbon sort le 14 septembre
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 3 autres morceaux sont en &#233;coute &lt;a href='http://onethirtybpm.com/2010/07/14/listen-3-new-songs-by-the-walkmen-high-quality/' class='spip_out'&gt;par l&#224;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/The-Walkmen-Stranded.mp3" length="4594526" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On A Good Day</title>
		<link>http://blogotheque.net/On-A-Good-Day</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/On-A-Good-Day</guid>
		<dc:date>2010-05-31T08:47:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>


		<dc:subject>I'm a fan</dc:subject>
		<dc:subject>Joanna Newsom</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>

		<description>Je n'aurais jamais cru dire &#231;a un jour. Ce soir, je vais voir Joanna Newsom en concert, et j'attends &#231;a avec une f&#233;brilit&#233; que je ne connais que trop rarement. Je le confesse d'embl&#233;e : j'ai toujours trouv&#233; &#231;a chiant. Beau et audacieux, original et singulier.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-I-m-a-fan-+" rel="tag"&gt;I'm a fan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Joanna-Newsom-+" rel="tag"&gt;Joanna Newsom&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5471-d020f.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5471-744c0.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5471-d020f.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'aurais jamais cru dire &#231;a un jour. Ce soir, je vais voir Joanna Newsom en concert, et j'attends &#231;a avec une f&#233;brilit&#233; que je ne connais que trop rarement. Quelque chose qui confine &#224; l'anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je le confesse d'embl&#233;e : Joanna Newsom, j'ai toujours trouv&#233; &#231;a chiant. Beau et audacieux, original et singulier. Plein d'asp&#233;rit&#233;s, mais aucune &#224; laquelle je n'ai pu me raccrocher. Toute cette beaut&#233; ne rencontrait rien chez moi, n'&#233;voquait gu&#232;re autre chose que des joliesses un peu vides. Cette voix assum&#233;e dans toutes ses imperfections me donnaient envie d'applaudir, trois fois, parfois quatre, sans plus. Ces arrangements de funambule partant &#224; l'abordage m'impressionnaient sans laisser de traces. Jusqu'&#224; ce &lt;i&gt;Have One On Me&lt;/i&gt;, dont le titre r&#233;sonne comme une invitation &#224; donner une nouvelle chance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8240 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:270px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L270xH500/45670200_ced19eb07c-72cef.jpg' width='270' height='500' alt=&quot;&quot; style='height:500px;width:270px;' /&gt;&lt;/span&gt;Je pourrais disserter sur les richesses in&#233;puisables de ces trois disques en un, essayer de dessiner des &#233;volutions, essayer de comprendre ce qui a chang&#233;. Mentionner &#224; quel point j'y retrouve parfois Etta James. Mais je troque mes habits, parfois : pas envie de mettre les frusques du savant, aujourd'hui je suis juste un gar&#231;on, bien entour&#233; et pourtant un peu solitaire, qui le temps d'un dimanche apr&#232;s-midi d'un gris uniforme et sans nuances ne cesse de se repasser &#171; On A Good Day &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que cette chanson lui rappelle Kate Bush, et des samedis apr&#232;s-midi de l'enfance passer &#224; jouer avec la platine vinyle de ses parents, au temps de l'innocence. Babooshka forever.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que cette chanson fait ce que la pop d'aujourd'hui ne sait plus faire. Elle parle &#224; tout le monde, sans jamais s'abaisser &#224; sarcler du c&#244;t&#233; du plus petit d&#233;nominateur commun. Autant pour le mythe de l'inaccessibilit&#233; de Joanna Newsom, de sa musique dite exigeante. &lt;i&gt;Have One On Me&lt;/i&gt;, puisqu'elle vous le dit, elle se met juste &#224; la port&#233;e de tous, elle abandonne fanfreluches et fioritures pour tenir son propos en une minute et quarante neuf secondes. &#171; On A Good Day &#187; est de ces chansons qui se terminent toujours trop vite. On la voudrait deux fois plus longue, mais Joanna sait, elle, qu'elle a tout dit, qu'il n'y a rien &#224; rajouter. Et que la plus belle qualit&#233; de cette petite ritournelle, c'est le sentiment de manque qu'elle nous laisse d&#232;s que r&#233;sonne sa derni&#232;re note.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce qu'elle dit une certaine simplicit&#233; qui n'a rien d'&#233;vidente. Joanna Newsom y est peut-&#234;tre &#171; Easy &#187;, comme elle le chante en ouverture du disque, mais c'est le fruit d'un chemin long et tortueux. Comme dans le zen, si elle y est lisse comme un &#233;tang que rien ne viendrait troubler, c'est parce qu'elle a su s'apaiser, se dompter, &#233;purer la moindre de ses &#233;motions comme chaque inflexion de sa voix. Se fa&#231;onner soi-m&#234;me et atteindre une forme de paix. Ce n'est pas que Joanna aime sans sursaut ou sans passion, c'est plut&#244;t qu'elle connait son amour jusque dans ses moindres recoins. Qu'elle en connait les v&#233;rit&#233;s, les limites et les cons&#233;quences et qu'elle est capable de les prendre comme tel. Je l'envie.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/Joanna-OnAGoodDay.mp3' rel='enclosure'&gt;Joanna Newsom - On A Good Day&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, il nous sera donn&#233; de traverser tout &#171; Occident &#187;, mais pour le moment, c'est cette chanson qui importe. Cette chanson qui est un lac fig&#233; par la glace, qui semble uniforme de loin, mais qui s'agitera furieusement d&#232;s la fonte des glaces. C'est un instant de clart&#233;. C'est un pr&#233;sent, et une le&#231;on.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Photo du bandeau par &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/grazibadke/1519482816/' class='spip_out'&gt;Grazi Badke&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Deuxi&#232;me photo par &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/jgraham/45670200/' class='spip_out'&gt;J Graham&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/Joanna-OnAGoodDay.mp3" length="2766401" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I'm A Believer</title>
		<link>http://blogotheque.net/I-m-A-Believer</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/I-m-A-Believer</guid>
		<dc:date>2010-05-26T14:04:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;couverte</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>
		<dc:subject>The Morning Benders</dc:subject>
		<dc:subject>Club 8</dc:subject>

		<description>Il avait jamais vu une ann&#233;e comme la n&#244;tre, le vieux Bill Evans. Il aurait pas dit &#231;a avec tant d'aplomb sinon. &#171; You Must Believe In Spring &#187;. Facile &#224; dire quand on a pas encore vu, de ses yeux vus, cet hiver qui se termine p&#233;niblement en mai. Apr&#232;s les premiers jours de soleil, il faut rendre gr&#226;ce alors &#224; ceux qui nous ont aid&#233;s &#224; traverser la grisaille. Deux morceaux, donc, qui fleurent bon les &#233;closions, la jeunesse, le retour &#224; la vie.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Decouverte-+" rel="tag"&gt;D&#233;couverte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-The-Morning-Benders-+" rel="tag"&gt;The Morning Benders&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Club-8-+" rel="tag"&gt;Club 8&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5459-bcc7c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5459-1725a.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5459-bcc7c.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il avait jamais vu une ann&#233;e comme la n&#244;tre, le vieux Bill Evans. Il aurait pas dit &#231;a avec tant d'aplomb sinon. &#171; You Must Believe In Spring &#187;. Facile &#224; dire quand on a pas encore vu, de ses yeux vus, cet hiver qui se termine p&#233;niblement en mai. Apr&#232;s les premiers jours de soleil, il faut rendre gr&#226;ce alors &#224; ceux qui nous ont aid&#233;s &#224; traverser la grisaille. Deux morceaux, donc, qui fleurent bon les &#233;closions, la jeunesse, le retour &#224; la vie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Su&#232;de, la printemps se c&#233;l&#232;bre &#224; toute berzingue, c'est une question de vitesse. Les lignes de guitare sont &#233;lectriques, vraiment &#233;lectris&#233;es, qui tressautent, qui rebondissent, branch&#233;s sur de l'alternatif qui n'en finit plus de faire vibrer l'ensemble. Ajoutez &#224; &#231;a, une voix de jeune fille en fleur &#224; frange, un peu m&#233;lancolique mais pas trop, sans cesse tarabust&#233;e par des percus qui ont le feu au cul et emport&#233;e dans des envol&#233;es chorales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ca s'appelle Club 8. &lt;i&gt;The People's Record&lt;/i&gt; (j'adore ce titre). C'est sans doute un disque moins gentil qu'il n'en a l'air, mais il a ce morceau en guise d'introduction, &#171; Western Hospitality &#187;. On y sent une bonne dose de nostalgie, sur fond de clavier vintage qui fleure bon les sixties. On y retrouve un peu d'Afrique, m&#234;me s'il ne faudrait pas que &#231;a devienne un clich&#233;. On y sent un peuple qui se r&#233;veille, s'&#233;tire et qui se demande bien quelle joyeuse insurrection il va bien pouvoir mener aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;object width=&quot;614&quot; height=&quot;360&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11159314&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11159314&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;614&quot; height=&quot;360&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;Venu de Californie, le disque des Morning Benders est lui en train de s'installer doucement dans la longueur et de d&#233;passer son statut initial de plaisante petite surprise. On a d&#233;j&#224; dit le plus grand bien de &lt;a href='http://blogotheque.net/Goooood-morning' class='spip_out'&gt;leur &#171; Excuses &#187;&lt;/a&gt;, mais il y a sur &lt;i&gt;Big Echo&lt;/i&gt; une poign&#233;e d'autres titres encore plus enthousiasmants.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/MorningBenders-HandMeDowns.mp3' rel='enclosure'&gt;Morning Benders - Hand Me Downs&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aux premi&#232;res notes, il est impossible de deviner ce que cache &#171; Hand Me Downs &#187;. Ce faux tempo, cet entre deux n'augure rien de bon, en tout cas rien de tr&#232;s entrainant. Il faudra attendre la voix de Christopher Chu. Elle est un petit miracle de souplesse et d'&#233;lasticit&#233;. Elle va chercher dans des intervalles minuscules et insoup&#231;onnables un swing, une fa&#231;on de toujours repartir par le haut, de nous faire croire que nous sommes plus l&#233;gers que nous sommes. Plus beaux, plus pr&#234;ts, plus courageux. Que demander de plus ?&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Photo du bandeau : &lt;a href='http://images.google.com/hosted/life/l?imgurl=f74e935af0467988' class='spip_out'&gt;Robert W Kelley&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Acheter &lt;a href='http://www.insound.com/Club_8_The_People%27s_Record_CD/productmain/p/INS76312/' class='spip_out'&gt;The People's Record&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Acheter &lt;a href='http://www.amazon.fr/Big-Echo-Morning-Benders/dp/B00347ZYDO/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;s=music&amp;qid=1274637105&amp;sr=8-3' class='spip_out'&gt;Big Echo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/MorningBenders-HandMeDowns.mp3" length="6224487" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du propre</title>
		<link>http://blogotheque.net/Du-propre</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/Du-propre</guid>
		<dc:date>2010-04-30T09:32:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>


		<dc:subject>LCD Soundsystem</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>

		<description>James Murphy est peut-&#234;tre un artisan du crescendo massif bricol&#233; avec 3 synth&#233;s, mais c'est aussi un sacr&#233; coquin qui joue &#224; merveille avec vos nerfs. Cette fois, pourtant, il balance tout d'entr&#233;e, ou presque. Kick out the chairs, motherfuckers, and join in.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-LCD-Soundsystem-+" rel="tag"&gt;LCD Soundsystem&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5422-a769d.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5422-68233.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5422-a769d.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;James Murphy va vous faire plaisir. Au moins en partie. Enfin. &#8220;All My Friends&#8221; &#233;tait comme une ode &#224; la frustration : le morceau tout en crescendo s'organisait autour d'un piano m&#233;thodiquement martel&#233; pendant tout le temps que dure cette interminable mont&#233;e. La tension qui s'installait alors avait quelque chose d'insupportable. Le rythme &#233;tait suffisamment entra&#238;nant pour que l'on redresse la t&#234;te, que certains dressent les mains, que l'on oscille de plus en plus fort, que nos corps se tendent comme des &#8230; non, pas comme des arcs, mais bel et bien comme des corps de danseurs qui se braquent, de danseuses qui s'&#233;lectrisent peu &#224; peu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me, avec beaucoup de guillemets, c'est que le morceau ne p&#233;tait jamais vraiment. Il pr&#233;parait la suite, sans doute, mais ce n'est pas sur ce morceau qu'on prenait son pied. Pas de jouissance finale, pas d'explosion haletante. Co&#239;tus interruptus danseur triste. Salaud de Murphy. Tu nous avais mal habitu&#233; avec ton &#8220;Kick Out The Chairs&#8221; et ton name-dropping de Daft Punk. On sait bien que tu le fais expr&#232;s, bringing us down, &#224; nous emmener si proche de l'extase pour nous planter comme des cons.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://lablogo.free.fr/Garrincha/DanceClean.mp3' rel='enclosure'&gt;LCD Soundsystem - Dance Yrself Clean&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#224; donc &#8220;Dance Yrself Clean&#8221;. Je m'approche m&#233;fiant, en ne sachant pas trop sur quel pied de loup danser. Mais danser, justement. Y'a Dance dans ton titre. Autant te pr&#233;venir tout de suite : t'as pas int&#233;r&#234;t &#224; nous refaire le coup, ou bien je te rentre dans le lard, toi et tes 192 kbps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8199 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L200xH250/LCD_Soundsystem-2f8f7.jpg' width='200' height='250' alt=&quot;&quot; style='height:250px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;On est en terrain familier tout de suite. Monsieur sait recevoir et ne nous fait pas le plan du &#171; j'ai tout chang&#233;, j'en avais marre, vous trouvez pas que c'est mieux comme &#231;a ? &#187;. La touche synth&#233;tique est bel et bien &#224;, comme il se doit, parce que goddam ici c'est DFA et que tu vas voir, on a une armada de synth&#233;s qui t&#226;chent planqu&#233;s juste derri&#232;re. Mais comme d'habitude aussi, il y a l&#224; ce c&#244;t&#233; artisanal, organique, bricol&#233;, loin des bangers &#233;lectro en papier glac&#233;. La voix railleuse et fatigu&#233;e, effront&#233;e et lasse de l'ami James y est pour beaucoup. Le grand ma&#238;tre de la scansion r&#233;guli&#232;re et d&#233;traqu&#233;e navigue entre les moments de grande facilit&#233; relax et des tensions fa&#231;on arrachage de cordes vocales. Pour l'accompagner, un faux rythme, qui lorgne &#224; la fois du c&#244;t&#233; du d&#233;s&#233;quilibre funk et du pilonnage m&#233;tronomique de club. Le tout orchestr&#233; selon la m&#234;me bonne vieille recette du crescendo : la tension qui s'installe imm&#233;diatement, qui s'agrippe, qui ne l&#226;chera pas avec ces reprises de couplet o&#249; on pense &#224; coup s&#251;r que l&#224; &#231;a va p&#233;ter et en fait non, rien, c'est juste une toute petite respiration, un quart de milli&#232;me de ton de retard, le chat qui joue avec la souris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ce qui s'appelle une fausse piste. Un grand coup de bluff. Une introduction qui n'en finit pas de faire croire qu'elle va d&#233;coller, c'est comme un avion qui s'approche dangereusement de la fin de la piste sans avoir relev&#233; le nez. On sait que &#231;a va p&#233;ter, on le sent bien, mais on a quand m&#234;me les nerfs tellement &#231;a tarde &#224; venir. Et puis, et puis&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une &#233;ternit&#233; plus tard, 10 secondes apr&#232;s la fin de la deuxi&#232;me minute exactement s'il faut dater &#231;a au carbone 14, James Murphy va vous faire plaisir. Enfin. Prends &#231;a. Donne tout. Crie un coup. Et alors, pour le temps que &#231;a dure, peu importe le reste. On s'en fout que les filles bourr&#233;es qui d&#233;barquent derri&#232;re soient pitoyables, que cet album soit un peu paresseux au regard du potentiel du gar&#231;on, qu'il faille se contenter ensuite d'un &#171; All I Want &#187; et d'un &#171; You Wanted A Hit &#187; pour remonter dans les tours. Il sera temps de gloser l&#224;-dessus en temps et en heure. Pour l'instant, on n'a plus qu'&#224; se laisser prendre un bon coup par la vague qui d&#233;barque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://lablogo.free.fr/Garrincha/DanceClean.mp3" length="9969196" type="audio/mpeg" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hank Harry, sur &#233;coute</title>
		<link>http://blogotheque.net/Hank-Harry-sur-ecoute</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/Hank-Harry-sur-ecoute</guid>
		<dc:date>2010-04-09T09:52:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>aKa</dc:creator>


		<dc:subject>Disque</dc:subject>
		<dc:subject>Hank Harry</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>

		<description>On pr&#234;te &#224; Dominique A d'avoir d&#233;cr&#233;t&#233; qu'un album qui comportait au moins trois bonnes chansons &#233;tait un album r&#233;ussi. Minimum syndical syst&#233;matiquement atteint sur les albums de Hank Harry, &lt;i&gt;Bye-bye, Dictators&lt;/i&gt; ne faisant pas exception &#224; la r&#232;gle et offrant son lot de petites p&#233;pites en chocolat, de chansons qui font mouche et trouvent tout de suite le chemin le plus court qui s&#233;parent les tympans du c&#339;ur pour r&#233;sonner un peu dans notre vie.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Disque-+" rel="tag"&gt;Disque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Hank-Harry-+" rel="tag"&gt;Hank Harry&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH45/arton5334-f45f5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5334-2848c.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH45/arton5334-f45f5.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On pr&#234;te &#224; Dominique A d'avoir d&#233;cr&#233;t&#233; qu'un album qui comportait au moins trois bonnes chansons &#233;tait un album r&#233;ussi. Minimum syndical syst&#233;matiquement atteint sur les albums de Hank Harry, &lt;i&gt;Bye-bye, Dictators&lt;/i&gt; ne faisant pas exception &#224; la r&#232;gle et offrant son lot de petites p&#233;pites en chocolat, de chansons qui font mouche et trouvent tout de suite le chemin le plus court qui s&#233;parent les tympans du c&#339;ur pour r&#233;sonner un peu dans notre vie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8032 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L336xH336/HH-album-70486.jpg' width='336' height='336' alt=&quot;&quot; style='height:336px;width:336px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; width=&quot;46&quot; height=&quot;23&quot; &gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer.swf/track=1713594945/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;never&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowNetworking&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;#FFFFFF&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer.swf/track=1713594945/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/&quot; width=&quot;46&quot; height=&quot;23&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; quality=high allowScriptAccess=never allowNetworking=always wmode=transparent bgcolor=#FFFFFF &gt;&lt;/embed&gt;&lt;noembed&gt;&lt;a href=&quot;http://hankharry.bandcamp.com/track/cookies-cartoons&quot;&gt;Cookies &amp; Cartoons by Hank Harry&lt;/a&gt;&lt;/noembed&gt;&lt;/object&gt;
&#171; &lt;strong&gt;Cookies &amp; Cartoon&lt;/strong&gt; &#187;, avec son ouverture joyeuse (&#171; &lt;i&gt;I don't want go out today, The world is so fucked up&lt;/i&gt; &#187;), est de ces hymnes qu'on se garde pour les matins d'hivers, lorsqu'il faut quitter son domicile, arpenter le trottoir gel&#233;, braver le vent glac&#233; et attendre dans le noir, un bus bond&#233; qu'on laissera de toute fa&#231;on passer... Choisir de continuer &#224; marcher jusqu'au prochain arr&#234;t, ne surtout pas rompre la magie du moment o&#249; la musique se fait l'&#233;cho de son vague &#224; l'&#226;me et se love autour de nos &#171; &#224; quoi bon &#187; (&#171; &lt;i&gt;Everyday i save the world / Today i need someone / Someone who wants to take care of me / I don't wanna go out today / I am so fed up &amp; / I don't wanna play&lt;/i&gt; &#187;).
&lt;p&gt;Car tel est le credo de Hank Harry : faire &#233;cho. Avec la sinc&#233;rit&#233; comme plus sure m&#233;thode, Hank Harry n'a de cesse de jouer, &#233;crire, chanter ce qui lui passe pas le c&#339;ur, la t&#234;te et les tripes. Avouer ses d&#233;couragements et ses travers, rire de ses lubies, confesser son amour &#224; la fois de la dance-pop la plus ludique et de la pop-folk la plus tendre, c&#233;l&#233;brer les bips de son clavier et les loop de son ordi et ponctuer ses textes de confessions touchantes. Ne surtout jamais travestir son inspiration color&#233;e et contrast&#233;e, ne pas se laisser emprisonner dans une case, ne pas c&#233;der &#224; la facilit&#233;, rester soi-m&#234;me et ne jamais rien pr&#233;tendre qu'on ne puisse soutenir face &#224; un miroir. Qu'il s'agisse de la v&#233;rit&#233; la plus banale ou de la confession la plus intime.&lt;/p&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; width=&quot;46&quot; height=&quot;23&quot; &gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer.swf/track=353900276/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;never&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowNetworking&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;#FFFFFF&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer.swf/track=353900276/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/&quot; width=&quot;46&quot; height=&quot;23&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; quality=high allowScriptAccess=never allowNetworking=always wmode=transparent bgcolor=#FFFFFF &gt;&lt;/embed&gt;&lt;noembed&gt;&lt;a href=&quot;http://hankharry.bandcamp.com/track/talk-to-you&quot;&gt;Talk To You by Hank Harry&lt;/a&gt;&lt;/noembed&gt;&lt;/object&gt;
Ainsi, lorsqu'il confesse (&#171; &lt;strong&gt;Talk to you&lt;/strong&gt; &#187;) la satisfaction et puis le bonheur de trouver dans sa compagne l'oreille parfaite car complice, &lt;a href='http://hankharry.com/' class='spip_out'&gt;Hank Harry&lt;/a&gt; fait sa d&#233;claration par le petit bout du couple, partant de la banalit&#233; de la vie &#224; deux et confessant une sorte d'&#233;gocentrisme naturel bien que difficilement avouable pour finir par c&#233;l&#233;brer le bonheur de ne plus &#234;tre seul. &#171; &lt;i&gt;But what i like / Now that you're in my life / Is that everyday every night / Every sunshine every moon / I talk to you&lt;/i&gt;. &#187; Et ce sont ces photos-l&#224;, &#224; la fois intimes et banales, qui entrent en r&#233;sonance avec nos propres sentiments. Pas toujours nettes, les yeux rougis par un flash trop vif, elle figent les d&#233;licieuses et chaleureuses imperfections de la (de nos ?) vie et nous renvoient une image famili&#232;re dans laquelle on se reconna&#238;t un peu, beaucoup, passionn&#233;ment.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8160 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L496xH259/cookiesandcartoons400-2d87e.jpg' width='496' height='259' alt=&quot;&quot; style='height:259px;width:496px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; width=&quot;46&quot; height=&quot;23&quot; &gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer.swf/track=912225433/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;never&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowNetworking&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;#FFFFFF&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer.swf/track=912225433/size=short/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/&quot; width=&quot;46&quot; height=&quot;23&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; quality=high allowScriptAccess=never allowNetworking=always wmode=transparent bgcolor=#FFFFFF &gt;&lt;/embed&gt;&lt;noembed&gt;&lt;a href=&quot;http://hankharry.bandcamp.com/track/bye-bye-teenage-boy&quot;&gt;Bye-Bye, Teenage Boy by Hank Harry&lt;/a&gt;&lt;/noembed&gt;&lt;/object&gt;
Hank Harry capture patiemment ces moments-la. On l'imagine sans peine parcourant les rues de nos cit&#233;s, remontant les chemins de sa vie, muni d'un filet &#224; chanson qu'il agite dans l'air &#224; la recherche de ces moments, de ces histoires qui r&#233;sonnent de tout leur &#234;tre une &#233;motion simple, universelle et pourtant si personnelle. Ainsi en est-il de (&#171; &lt;strong&gt;Bye-Bye Teenager&lt;/strong&gt; &#187;), o&#249; Hank Harry adresse des adieux forc&#233;s &#224; l'adolescent qu'il a &#233;t&#233; (&#171; &lt;i&gt;But time is now to go and time is now to grow&lt;/i&gt; &#187;) et, en filigrane, au musicien qu'il est encore et qu'il essaye de raisonner dans un refrain d&#233;licieux de d&#233;calage ironique (&#171; &lt;i&gt;Winning money winning money winning money&lt;/i&gt; &#187; ). Tentative vaine, tant l'adolescent/le musicien espi&#232;gle revient par toutes les fen&#234;tres et s'invite sans cesse &#224; la f&#234;te. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Car qu'on ne s'y m&#233;prenne pas, si &lt;i&gt;Bye-bye Dictators&lt;/i&gt; comprend bel et bien ce minimum syndical de chansons r&#233;ussies, &#233;videntes, touchantes &#8211; matures diront certains &#8211; qui peuvent suffire &#224; faire la r&#233;ussite d'un album, le dernier opus d'Hank Harry est aussi plein de ces divagations ludiques, de ces lubies sonores et digressions color&#233;es qui font de lui un songwritter r&#233;solument &#224; part. Derri&#232;re les m&#233;lodies qui font mouche, la voix qui &#233;meut, les paroles qui touchent, derri&#232;re ces grands ch&#234;nes, se cache un univers fantasque, un joyeux bordel, une foret de sons et d'id&#233;es qui fusent en tout sens, des m&#233;lodies qui transgressent les tabous et s'accoquinent &#224; des id&#233;es peu fr&#233;quentables, des beat dance sur lesquelles se lovent des &#233;vocation jazzy, des refrains pop auxquelles succ&#232;dent des envol&#233;es &#233;lectro-dark., des &#233;clairs sonores fluorescent qui taquinent des chorales enfantines, des d&#233;lires &#233;lectro qui mart&#232;lent des lignes de basse, &#8230; Un joyeux bordel, tout en d&#233;calage, en exp&#233;rimentations, en sinc&#233;rit&#233; et en d&#233;complexion. Une d&#233;complexion qu'on admire, qu'on envie et &#224; laquelle on serait peut-&#234;tre bien inspir&#233; de faire &#233;cho, &#224; notre tour.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les images sont issues d'illustrations incluses dans la tr&#232;s belle version collector (vinyle + CD) de &lt;i&gt;Bye-Bye, Dictators&lt;/i&gt; &lt;a href='http://hankharry.com/achat.html' class='spip_out'&gt;disponible ici&lt;/a&gt;. L'album est &#233;galement disponible &#224; l'&#233;coute et au t&#233;l&#233;chargement via &lt;a href='http://hankharry.bandcamp.com/' class='spip_out'&gt;bandcamp&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Apr&#232;s avoir tourn&#233; en solo, Hank Harry repart sur les routes avec son nouveau groupe, The Ducati Lovers. Premi&#232;re date, le vendredi 7 mai, a &lt;a href='http://maps.google.com/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=en&amp;geocode=&amp;q=Liege+belgique&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=Liege,+Walloon+Region,+Belgium&amp;ll=50.63901,5.581055&amp;spn=3.156272,7.064209&amp;z=7' class='spip_out'&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt; (la p&#233;niche &lt;a href='http://www.insideoutclub.be/' class='spip_out'&gt;InsideOut&lt;/a&gt;)&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Laura Marling a grandi</title>
		<link>http://blogotheque.net/Laura-Marling-a-grandi</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogotheque.net/Laura-Marling-a-grandi</guid>
		<dc:date>2010-04-07T15:00:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chryde</dc:creator>


		<dc:subject>Disque</dc:subject>
		<dc:subject>MP3blog</dc:subject>
		<dc:subject>Laura Marling</dc:subject>

		<description>&#199;a arrive assez souvent, une histoire d'amour se termine, l'un s'en sort mieux que l'autre, sait relever la t&#234;te, prendre un nouveau d&#233;part, sortir comme renouvel&#233;, voil&#224;, c'est fini, allons de l'avant pendant que l'autre se morfond, pleure, a perdu ses jambes et son avenir.

-
&lt;a href="http://blogotheque.net/-Blogotheque-Articles-" rel="directory"&gt;Blogoth&#232;que - Articles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Disque-+" rel="tag"&gt;Disque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-MP3blog-+" rel="tag"&gt;MP3blog&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blogotheque.net/+-Laura-Marling-+" rel="tag"&gt;Laura Marling&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH48/arton5381-503a4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='48' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH47/artoff5381-2c276.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L150xH48/arton5381-503a4.jpg'&quot; class='spip_logos' style='height:48px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#199;a arrive assez souvent, une histoire d'amour se termine, l'un s'en sort mieux que l'autre, sait relever la t&#234;te, prendre un nouveau d&#233;part, sortir comme renouvel&#233;, voil&#224;, c'est fini, allons de l'avant pendant que l'autre se morfond, pleure, a perdu ses jambes et son avenir. Oh oui, nous nous &#233;tions souhait&#233; le meilleur, mais peux-tu s'il-te-plait ne pas y aller trop vite &#224; ce bonheur, peux tu rester avec moi dans la nostalgie et les vains mais chaleureux espoirs de retrouvailles ? Vaines, vaines suppliques, elle a go&#251;t&#233; &#224; l'air frais, l'ami.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'an dernier, un groupe anglais nous avait donn&#233; un album &#224; rebours de l'image que l'on avait de lui. Sur &lt;i&gt;The First Days of Spring&lt;/i&gt;, Charlie, leader des si joyeux Noah &amp; the Whale, pleurait le d&#233;part de Laura Marling. Les premiers jours du printemps et cette complainte &lt;i&gt;'For I'm still here hoping that one day you may come back'.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laura n'est pas revenue. Et la voil&#224; qui chante &#224; son ancien amour esp&#233;rant un nouveau d&#233;part de printemps qu'elle &#171; n'aime jamais tant l'Angleterre que lorsqu'elle est couverte de neige &#187;. Fin de l'expos&#233;, libre &#224; vous, &#224; nous d'interpr&#233;ter. Si &#231;a ce trouve, c'est n'importe quoi, et c'est juste une ode &#224; la neige.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car apr&#232;s tout qu'importe l'ex&#233;g&#232;se d'une correspondance amoureuse. Ce qui importe ici, c'est que Laura Marling a grandi, et sort un album d'une belle assurance.&lt;/p&gt; &lt;style&gt;
div.track span img{
display:inline;
margin:0px 5px;
} &lt;/style&gt; &lt;div class='spip_doc_titre track'&gt; &lt;a href='http://download.blogotheque.net/Audio/GoodbyeEngland.mp3' rel='enclosure'&gt;Laura Marling - Goodbye England (Live session)&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8154 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blogotheque.net/local/cache-vignettes/L450xH191/lauraaaaa-4f1d2.jpg' width='450' height='191' alt=&quot;&quot; style='height:191px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle n'&#233;tait qu'une jolie petite blonde &#224; la voix puissante, presque sentencieuse, dont on ne percevait pas la personnalit&#233; tant elle la noyait dans des artifices un peu trop visibles, une petite trompette, une vell&#233;it&#233; pop, deux-trois notes de xylophone. Sur &lt;i&gt;I Speak Because I Can&lt;/i&gt;, ce nouvel album, on pourrait croire qu'elle a pris cinq vies d'un coup : moins d'aff&#233;terie, tout semble l&#224; pour servir la puissance du verbe, servi par une voix toujours aussi puissante mais qui avance avec plus de confiance. Laura Marling pousse ses textes, sert ses textes, laisse sa voix et ses m&#233;lodies s'y couler, m&#234;me lorsqu'il faut forcer un peu, quand un vers semble trop long, qu'il faut acculer les strophes, ne pas leur laisser le choix. &#171; Goodbye England (Covered in snow) &#187;, qui pourrait recevoir le prix de &#171; plus belle chanson d'amour de ce putain d'hiver qui n'en finit pas &#187;, fait se balancer tranquillement les vers sur les refrains, puis acc&#233;l&#232;re sur les couplets qui ont trop &#224; dire pour tenir en place calmement, mais qu'importe, il faut laisser les filles parler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;I Speak Because I Can&lt;/i&gt; est un disque de folk, un vrai, qui puise &#224; la source d'une tradition anglaise, d'une &#233;poque o&#249; les cheveux &#233;taient plus longs et les v&#234;tements plus amples. Un disque &#224; la maturit&#233; surprenante. C'est toujours chic, une fille qui vous surprend. M&#234;me si elle laisse un pauvre gar&#231;on pleurer derri&#232;re elle.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://open.spotify.com/album/7x98osNfh0aUookqE7MMQ1' class='spip_out'&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ecoutez l'album sur Spotify&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laura Marling est en concert ce soir &#224; la Fl&#232;che d'Or&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://download.blogotheque.net/Audio/GoodbyeEngland.mp3" length="6644207" type="audio/mpeg" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
