Rouquinho
Un jour, Rouquinho se demande pourquoi il est accroc aux nouveautés qui n’intéressent que les minorités groupusculaires. Le lendemain, il ne s’explique pas pourquoi il n’aime que ces vieux trucs que tout le monde connaît. Une fois par an, il est persuadé qu’il va lâcher l’indie-pop pour le jazz, parce qu’il n’y a que ça de vrai. Ou alors pour la musique africaine, parce que ça l’excite comme son premier disque des Beatles. Ou alors pour en FAIRE de la musique, à plein temps, enfin. Il n’a toujours pas choisi. Et finalement ne s’en plaint guère.
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John Matthias - Viper’s Nest
La pochette du deuxième album de John Matthias ressemble à celle d’un disque de raretés de Thom Yorke, comme si les chutes de The Eraser avaient été rassemblées, là, dans cet import japonais dont on ne soupçonnait pas l’existence. Forcément, dans un rayon, ça attire l’œil. Le lien de parenté est logique. C’est le même graphiste qui l’a réalisée, Stanley Donwood. Il faut prendre la coïncidence pour ce qu’elle est : le signe d’une parenté artistique. Rien à voir avec un attrape-nigaud marketing. Ce n’est pas le genre de John Matthias. La seconde livraison du blond expérimentateur n’a fait l’objet d’aucun tapage. Stories from the watercooler est pourtant sorti le 2 juin, sept ans après Smalltwon shining. (...)
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Je ne fais pas partie des êtres fascinés a priori par les musiques de film. Aux exceptionnelles partitions dédiées au cinéma, il manque souvent les images pour créer l’émotion ultime, ce qui ne doit pas être tout à fait illogique. Aux morceaux plus ordinaires, dont le destin est de se noyer au mixage sous des dialogues décisifs, il est difficile d’accorder le même coup d’oreille qu’à un grand album. Bien sûr, la musique de (...)
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01. Silence.
C’était à l’automne 2007. Dix ans exactement après la parution de Portishead, deuxième album du groupe. Rien n’était moins sûr, à part un nouveau La’s et un prochain My Bloody Valentine, qu’un troisième album du groupe de Geoff Barrow l’homme qui, comme me le disait un jour un ami après le visionnage d’un documentaire sur le groupe, « est aussi intéressant qu’une brique de lait quand il parle mais, quand tu écoutes sa musique, pfiou ». Visite sur le myspace pour évaluer la plausibilité de la rumeur grossissante : il y aura un troisième album. Sur le player, une piste au nom bizarre, "Key bored 299 03". Pas de voix. Une rythmique assez classe, avec juste des accords joués au clavier, quasiment pendant six minutes sans variation. Ça, du Portishead ? Admettons. Il a un certain relief dans le son et dans les doubles-croches sur le tom basse. Il manque juste la voix de Beth Gibbons, la guitare (...)
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