Rom
"Une des rares personnes que je connaisse à avoir aussi conservé des enregistrements de L’Oeil du Cyclone, cette émission culte disparue sans laisser d’adresse. Une nuit de folie, nous partageons nos richesses : « Chansons débiles » contre « Le pot-pourri des rossignolets ». Les hommes de goût savent se faire plaisir."
Philippe Dumez
Quoi de mieux en ce 15 août que de s’élever un peu en allant voir du côté des reprises ? Ce genre d’exercice supposé rendre hommage à l’interprète original tourne parfois au ratage pur et simple. Oui, c’est facile de se moquer, c’est même pour cela que nous le faisons. Revue de détails en 7 familles.
1 - L’erreur de casting
Comment massacrer une chanson en deux temps : solennité d’abord puis grandiloquence, pompiérisme, surjeu. Il existe donc au Canada une chanteuse anglophone aussi insupportable que ses cousines québécoises. Allez, Allison Crowe, t’es gentille, tu me ranges ce piano et tu essaies autre chose.
2 - Le retour d’âge
Quant un groupe de vieux rock anglais s’unit à un très vieux groupe de pop américaine, pour une reprise des seconds... A voir pour le catogan d’Al Jardine, le lifting de Bruce Johnston et le regard de Brian Wilson dont on ne sait si c’est de la gêne ou la peur de se faire taper dessus par Mike Love - tandis que Dennis Wilson fait un triple salto dans sa tombe. "Un duo de légendes", dirait Nagui.
3 - La-chanson-étendard-de-toute-une-génération
Un (...)
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Il m’a toujours semblé que le rock dans une salle, tout comme le cinéma, demande que l’on lève la tête - ou bien au moins qu’elle rencontre en droite ligne le regard des artistes sur scène. Le 3 juin dernier, dans la salle Charlie Parker de la Grande Halle de la Villette, cet axiome est contredit par une énorme structure de pylônes d’acier que l’on peut atteindre par des escaliers du même métal. C’est donc que tous les gens (...)
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09. Small
On les a tellement attendus, guettés à chaque coin de rue, fiévreusement poursuivis. Pistés, suivis à la trace, remontant toutes les pistes sans en négliger aucune : ainsi, du premier album de Baxter Dury, sur lequel Utley & Barrow étaient venus en 2002 rehausser le spleen de quelques très belles chansons ; ainsi de l’album solo de Beth Gibbons, enregistré avec un ex-Talk Talk et prouvant que parfois les associations qu’on fantasme seul dans un coin de sa tête prennent parfois forme pour de bon et révèlent tout ce qu’on pouvait imaginer ; ainsi les apparitions épisodiques, celle de Gibbons encore sur l’obscur album du portugais Rodrigo Leao (aux côtés de Rosa Passos et ... Helena Noguerra, ouais).
"Small" s’ouvre sur un arpège sombre à la "Roads" ou "Wandering Star". Un arpège qui prend son temps, qui pèse, qui pioche dans les (...)
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