Garrincha

Blogueur, ex-pousseur de disques dans des soirées trop fêtes, méchant procrastinateur, optimiste tendance franchement molle, avant-centre un poil trop lent et clairement pas assez assidu..., amateur de rhum, de whisky, de folk et de hip-hop, je travaille à un premier roman qui commence par une citation de Leonard Cohen.

J’aurais voulu être contrebassiste.

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Waltz me (to the end of love)

A l’entendre, je peux imaginer avoir rencontré Hamilton et sa bande de marcheurs dans un rade douteux de fin de nuit, un de ceux que vous manqueriez à coup sûr. Il faut être ivre pour le trouver. Il faut savoir que s’effondrer sur un trottoir glacial les yeux embués d’éthylène ne sert qu’à trouver de nouveaux passages invisibles, à déceler des voies impénétrables. Il faut avoir confiance, d’une certaine manière. Il n’y a que l’ébriété - ou la chance des innocents - qui donne accès à ces endroits crapules. Là, tout n’est que transport. Transport et abandon. On laisse ses frusques à l’entrée, et un paquet de choses derrière soi. Il n’est qu’à voir autour de soi, comme les gens dansent, comme les corps allument des incendies. Comme les vieux whiskys qu’on sert à la volée et les chandelles donnent à (...)  Lire la suite

24 août par Garrincha1 reaction

Reprises désastreuses : les 7 familles

1 - L’erreur de casting Comment massacrer une chanson en deux temps : solennité d’abord puis grandiloquence, pompiérisme, surjeu. Il existe donc au Canada une chanteuse anglophone aussi insupportable que ses cousines québécoises. Allez, Allison Crowe, t’es gentille, tu me ranges ce piano et tu essaies autre chose. 2 - Le retour d’âge Quant un groupe de vieux rock anglais s’unit à un très vieux groupe de pop (...)  Lire la suite

15 août par Garrincha, Rom17 reactions

Chante avec les loups

Les louvarts sont partout. Sortis du bois. Ce doit être de saison. Bonnie Prince Billy avait bien ouvert la voie avec son Wolf Among Wolves, planqué au milieu de son Master & Everyone de 2003. Aujourd’hui, la horde s’est agrandie. On vous a déjà largement parlé de Bon Iver et son exceptionnel Wolves (Act I & II). Voici le reste de la meute : Phosphorescent, Iron & Wine et The Accidental. Iron & Wine - Wolves (Song of the Shepherd’s Dog) On a très largement parlé des Vampire Weekend et très largement ignoré le dernier effort de Sam Beam, aka Iron & Wine. Si ce dernier a gravé quelques unes des plus belles pages du renouveau folk US (on pense en particulier à Our Endless Numbered Days), ses multiples collaborations avec Calexico l’ont entraîné sur des terrains qui s’en éloignent de plus en plus. Pour preuve, ce Shepherd’s Dog qui lorgne vers un son plus ouvertement électrique, (...)  Lire la suite

8 août par Garrincha6 reactions

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