
Beirut, du rock ?
Nous y avons finalement eu droit. Après le concert annulé pour cause d’épuisement et quelques mois de la sortie d’un très attendu deuxième album, Beirut a joué mardi au Trabendo.
A regarder ces jeunes gens qui voltigent en permanence (cette violoniste qui ne tient pas en place, ce rouquin touche-à-tout qui saute dans tous les sens), à déceler l’extase sur le visage de Zach Condon, à prendre en pleine face l’impétueuse ampleur que prennent ces chansons sur scène, on se rend très vite compte que Beirut a quelque chose que les autres n’ont pas.

Ils sont pourtant de plus en plus nombreux à découvrir la sevdah et ses cousines, à se plonger la tête en avant dans le folklore balkanique pour en ramener hymnes et trompettes. Pensez à A Hawk & The Hacksaw (qui compte un autre membre de la famille Condon dans ses rangs), pour ne pas citer les moins bons.
Et pourtant, aucun d’entre eux ne nous propose ce que Beirut offre à tour de bras : cette étrange alliance de jeunesse qui gronde et d’une sagesse infinie, comme si le frêle chanteur avait déjà vécu cent vies, comme s’il revenait de loin et qu’il avait promené son regard sur autant de mondes et qu’il en était revenu vieille âme, aussi heureux que triste, aussi affamé que rassasié. En concert, à vaciller sans cesse, à s’enthousiasmer sur ces mélodies aux formes indécises comme de belles adolescentes pas tout à fait femmes, à reprendre “un dernier verre pour la route” (sic), il semble nous dire que finalement seul le chant compte. Qu’il importe de prendre nos angoisses, nos peurs et les plus belles heures de nos vies et de les célébrer en les pulvérisant au sol en tapant du pied.
Qu’il importe de tourner comme un derviche, jusqu’à ce que la joie et les larmes viennent. Que les chansons aient été parfois trop vite écourtées ? Que seuls les premiers rangs aient pris la fièvre et que le public ne soit pas vraiment tombé en transe ou pas suffisament ? Que les chansons du nouvel album - que l’on a eu la chance d’entendre il y a quelques jours allongés sur mon parquet - tiennent toutes leurs promesses et plus encore ? Peu importe. Il importe de brandir les poings, de se cogner la poitrine, de chanter, de tourner comme un derviche, jusqu’à ce que la joie et les larmes viennent.






































Beirut, du rock ?
Trs beau papier. Que n’y tais-je ?
Ps : je viens de comprendre le titre
Répondre à ce message
5 juillet 2007, par davnat
Venu de la pop ?
Répondre à ce message
5 juillet 2007, par un courageux anonyme
Beirut, du rock ?
de toute faon, la blogothque ne peut pas tre objective, invite danser sur scne comme elle l’a t...
Blague part, c’tait bon, et nous on a dans, derrire...
Répondre à ce message
5 juillet 2007, par Stphane
Beirut, du rock ?
franchement, j’adore voir l’motion avec laquelle on parle des concerts par ici... a se transmet !
on voit que c’est un texte crit par quelqu’un qui tait vraiment dans l’ambiance... merci nous pour faire prouver un peu de cette incroyable atmosphre beirutienne ! =p clap ! clap !
Répondre à ce message
5 juillet 2007, par sue
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
5 juillet 2007, par Garrincha
Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
5 juillet 2007, par un courageux anonyme
RE : Beirut, du rock ?
Ah c’tait lui...je me demandais bien quand mme qui tait ce type ;)
whaoou quelle soire :) J’tais moi aussi au premier rang (je suis sure qu’ nous tous ici prsents on fait la premire range :p)
Alors qu’en dire hein ? La musique de Beirut est tout simplement un enchantement, sortie de nulle part elle nous emporte vers de lointaines contres mais si proches la fois, j’en avais les larmes aux yeux par moments, un grand sourire aux lvres la plupart du temps.
Les transitions taient peut-tre un peu brutales, voil le seul point ngatif que je pourrais en dire. Bravo aussi pour la reprise de Brel, trs sympa. J’attends le prochain concert avec impatience !
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Lily
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Chryde
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Lily
RE : Beirut, du rock ?
si les franais sont silencieux pdt les concerts c’est peut tre parce qu’ils essayent, en vain, de comprendre ce que les artistes amricains et autres chanteurs anglais sont en train de chanter...
du coup on est silencieux, car on comprend rien ce qu’ils disent, tout autant que ce qu’ils nous disent entre leurs morceaux.
tu crois pas ? enfin je dis a ... c’est parce que quand c’est Philippe Katerine qui chante, ben l, c’est clair : je comprend tout, et c’est, d’ailleurs, le bordel cot salle du concert
;) cordialement nouchema
Répondre à ce message
20 juillet 2007, par nouchema
Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par frdoll
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Chryde
RE : Beirut, du rock ?
Je confirme : au Trabendo, il faut soit tre tout devant, soit se mettre en hauteur, sinon c’est tout de suite moins bien.
Moi j’tais sur le ct, et c’est comme une vision alternative du concert. On voit les regards que s’changent le groupe, les petits clins d’oeil entre les morceaux, le chanteur qui se retourne pour prendre son souffle ... C’est presque l’envers du dcor mais pas tout fait.
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Garrincha
Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Jean-Charles Boute en Train.
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
6 juillet 2007, par Chryde
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
7 juillet 2007, par Jean-Charles Boute en Train.
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
8 juillet 2007, par un courageux anonyme
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
8 juillet 2007, par un courageux anonyme
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
9 juillet 2007, par Lily
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
10 juillet 2007, par paul
Beirut, du rock ?
Pour ma part, j’ai pass un excellent concert.
Le prtendu manque d’ambiance ne m’a pas atteint. J’tais sur le ct et m’tais dplace pour entendre Beirut sur scne et non pour danser au bal de l’Elyse Montmartre. Et puis, tre sur le ct donnait une forme de "behind the scene" des plus plaisants grce auquel on pouvait avoir presque l’impression d’entrer dans l’intimit des musiciens au gr des oeillades et de leurs brefs changes entre les chansons.
Mon seul regret : un concert trop court mon got. Je sais, je suis exigeante...
Répondre à ce message
9 juillet 2007, par Naus
Beirut, du rock ?
C’tait bien, putain. Je crois que je n’ai pas encore atterri.
Merci la blogo, aprs tout c’est grce vous que j’ai dcouvert Beirut.
Seb, qui n’tait pas loin au premier rang, mais qui a tout de mme dans tout le concert durant (parce que c’tait bien, putain, mais je l’ai dj dit).
Répondre à ce message
10 juillet 2007, par Seb
Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
30 juillet 2007, par samuel
RE : Beirut, du rock ?
Répondre à ce message
20 août, par Garrincha