
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
On se pose beaucoup de questions autour du troisième album d’AFD. Son premier disque, sous le nom de Notre-Dame, puis son Portrait du jeune homme en artiste, lui avaient gagné des admirateurs peu nombreux mais fanatiques, y compris ici même. La signature sur une major offre à La Reproduction une audience plus large, mais suscite aussi des interrogations inquiètes : est-ce la révélation d’un génie méconnu ? ou faut-il au contraire démasquer l’imposture d’un poète maudit de pacotille ? Docteur Blogo a décidé d’analyser les avis des lecteurs et des contributeurs de la Blogothèque pour tenter de résoudre l’angoissant dilemme, en considérant successivement les différents symptômes anxiogènes.
1 – « La musique est pompée sur plein de vieux trucs, et certains même un peu rances. »
« J’entends surtout une copie (ostensible ?) d’un titre bien connu de Gainsbourg, enregistré et composé par des amis anglais, d’après Dvorak » (Groin)
« François de Roubaix n’est pas loin » (fabest)
« La musique pioche chez plein de trucs. J’adore la musique jazz-funk Fm de « Reproductions » par exemple, mais je comprends que ça puisse paraître un peu rude. » (Jamais Pareil)
« on dirait un peu du Michel Berger » (un lecteur anonyme)
« c’est du Michel Delpech aussi ? » (Bicarbonate de Soude)
« Delpech, c’est pas honteux (je parle de ses vieux disques). Et puis des arrangeurs comme ça, il n’y en a pas des masses » (Rom).
L’analyse de Dr Blogo : la musique peut être jugée passéiste, mais de toute évidence c’est du très haut niveau, arrangements comme mélodies. Et puis, on ne va pas rouvrir le débat sur les Michel.
2 – « Les paroles, c’est du parisianisme bourré de références à la Vincent Delerm. »
« C’est Vincent Delerm qui aurait arrêté les anti-dépresseurs » (Nora)
« Je ne savais pas que Vincent Delerm avait un contrat avec PUF » (Song-au-cul)
« La voix et le type de texte me font penser à ce que faisait Katerine il y à déjà une bonne poignée d’années. Parler de Lukacs dans une chanson, ok, l’ensemble reste un petit peu dandy-prétentieux non ? » (Groin)
« Le "Losing my edge" français. Déprime. » (un lecteur anonyme)
L’analyse de Dr Blogo : même les plus parisiens redoutent l’accusation de parisianisme, souvent associée au risque de dépression. Soyons clair : s’il chantait en anglais, personne ne le ferait chier pour ça. Est-ce qu’on reproche son "mancunisme" à Morrissey ? Chanter en français fait parti des risques pris ; la raison inconsciente de la gêne ressentie est sans doute plutôt à chercher du côté de l’usage très premier degré qui est fait de la langue française : sa sincérité, sa totale absence d’ironie (sauf peut-être sur “My Space Oddity”, et encore), bref sa désarmante naïveté, qui distingue (heureusement) AFD de Bénabar ou Delerm, mais aussi par exemple de Katerine. Evidemment, sur un titre comme "Risotto aux courgettes", l’absence de second degré demeure assez troublante.
3 – « Ce n’est pas un chanteur ! »
« Il chante peu (ou presque pas) » (Twist)
« Sa voix est chiante » (Bicarbonate de Soude)
L’analyse de Dr Blogo : bien sûr, il y a un problème avec la voix. Mais comme Dominique A. le faisait récemment remarquer, « Ce qui reste dans la chanson, ce sont les bons interprètes ; les bons chanteurs, on s’en fout ! Daniel Darc, par exemple, est un interprète sublime alors qu’il est un chanteur exécrable. Mais il est dans une telle justesse de ton qu’il en devient bouleversant. » AFD n’a peut-être pas la facilité naturelle de Daniel Darc, mais il va sur la plupart des titres vers un parler-chanter qui lui évite les envolées lyriques qui tombent à plat.
4 – « Je ne comprends pas, il y plein de choses que je déteste, et pourtant certains trucs me filent la chair de poule. »
« Bizarrement il y avait tout pour que je n’aime pas mais j’ai quand même eu quelques frissons à l’écoute. Il y a un côté épique, chanson-somme qui se dégage, grâce aux cordes et à son phrasé aussi. » (fabest).
« Je sais pas trop quoi penser. Je suis perdue entre ‘ce mec est un pur génie’ ou ‘c’est quoi cette bouse ?’ Les textes sont bien mais quel parleur. Sa voix est chiante mais obsédante. Et les productions sont cools et parfois sublimes, mais c’est du Michel Delpech aussi ? Il est toujours sur le fil, et un jour je trouve ça mortel, un autre je me dis Dieu que c’est inécoutable. » (Bicarbonate de Soude)
« Certaines phrases sont très belles mais systématiquement saccagées par la suivante. L’orchestration genre Polnareff qui fait du Christophe me crispe. Le parisianisme lourdingue de l’ensemble du disque me crispe encore plus. Mais il y a des moments qui me parlent vraiment. Le dernier titre dit très franchement de très belles choses sur les relations père/fils. Et surtout je me demande s’il parle à son père ou s’il imagine son fils qui lui parle dans un jour futur ("la reproduction" quoi, on en est tous là, même en faisant tous les efforts on finit parfois par reproduire peu ou prou les même conneries ou ratages que nos parents). » (DJ Barney)
L’analyse de Dr Blogo : alors, génie ou imposteur ? certains sont tiraillés entre les deux options, d’une chanson à l’autre, voire à l’échelle d’un seul morceau, ce qui ressemble fort à un début de schizophrénie critique. Est-ce grave ? Non, car avec AFD comme avec certains cinéastes (par exemple Lars von Trier ou Zulawski), on est forcément dans le tout ou rien. Dancer In the Dark ou ‘France Culture’, on ne peut pas trouver ça "sympa" ou "intéressant", on trouve ça génial ou à chier (voire les deux à la fois). Quand une création suscite ce type de réaction, c’est très bon signe : ça signifie que le gars y a été à fond, quitte à déraper, mais que le but n’était pas de caresser dans le sens du poil - Dieu vomit les tièdes et tutti quanti.
5 – « Mais alors, est-ce que ça ne serait pas un chef-d’œuvre inavouable ? »
« Cette impression de confidences fait que c’est un album un peu plaisir coupable. On ne peut pas vraiment l’écouter au bureau, avec des gens. Là il devient agaçant car c’est presque de l’intime. Là je ne l’aime plus. Comme l’amant qu’on n’assume pas. (…) C’est un album que j’aime d’un amour difficile. Si quelqu’un me dit que c’est naze je n’aurai pas le cran de le défendre. Et je ne le conseille pas à tour de bras. Je me cache derrière les autres : ’tiens écoute ça - tout le monde s’emballe dessus’. Je dis l’écouter par curiosité. Que je trouve ça bien mais sans plus en restant évasive... comme si l’aimer ce serait mal. » (Bicarbonate de Soude)
« En général j’assume pas mal de choses (il n’y a qu’à voir les trucs dont j’ai parlé dans les disques du dimanche). Mais c’est vrai, il y a des musiques qu’on aime en groupe mais qu’on n’écoute pas tout seul et des musiques pour soi dont on se rend compte en public qu’elles nous mettent un peu à nu. Pour moi, Arnaud Fleurent-Didier, c’est un peu un Christophe dont les textes nous toucheraient carrément. C’est notre Christophe à nous. Il a le côté borderline d’un Christophe sans le côté homme mature qui plaît aux secrétaires de direction (je veux dire, on ne l’imagine pas frayer avec Michelle Torr), sans les obsessions juke box et rock’n’roll, c’est pas la même époque. Comme Christophe, il ose des choses hyper casse gueule et ça passe, mais pas pour tout le monde. (…) Je viens d’écouter l’album, deux fois, et je crois que c’est un chef-d’oeuvre en fait. Ca fait un peu peur de dire ça, mais je crois quand même que c’est à ranger à côté des grands albums de variété française (appelez ça pop si vous préférez). (…) La dernière chanson, c’est beau comme du Caussimon. » (Jamais Pareil)
« J’ai un orgasme auditif. C’est rare. Et ça fait du bien. » (un lecteur anonyme).

L’analyse de Dr Blogo : au même titre que la sexualité, la musique est un facteur essentiel de l’épanouissement individuel. Dans les deux domaines, on ne peut parvenir à assumer ses envies et ses besoins qu’en franchissant certaines barrières, en dépassant certaines peurs – ce que j’identifiais naguère comme le « surmoi normalisateur et mortifère ». Les derniers témoignages le prouvent : ça vaut le coup d’essayer.
AFD assure la première partie de la tournée de Air, et sera au Méry (place Clichy) du 18 au 25 janvier. À vous de voir.







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4 janvier, par Pinpin
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4 janvier, par YD
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4 janvier, par roots
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5 janvier, par un courageux anonyme
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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5 janvier, par un courageux anonyme
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
Amusant cas clinique, ce AFD. Bien vu, Dr Blogo.
Lu dans les commentaires : "AFD est honnête". Ben oui, c’est ça le problème, même. C’est honnêtement soporifique. Etre honnête, ça oblige pas à être ennuyeux... Là, j’ai beau faire l’effort, je m’emmerde. Alors qu’un Bashung me procure un infini plaisir. Etrange ça. Ca me fait pareil avec Delerm. Je crois que je n’aime pas les choses simples et précieuses comme les vieux pulls qu’on garde quand même pour l’automne ou écosser des petits pois le dimanche.
Tiens, je vais réecouter le California Queen de Wolfmother.
halalalala, cette chanson française, faut qu’elle arrête le Nordaz/Lexomil. Pas bon les mélanges.
Olivier
http://www.whereismysong.net
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5 janvier, par Olivier R.
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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6 janvier, par un courageux anonyme
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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6 janvier, par Chryde
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
Après avoir beacoup usé "portrait..." j’ai acheté ce midi "La reproduction", trois constatations :
1/ J’aime toujours ce chanteur
2/ On ne peut décidemment pas travailler en écoutant ce disque.
3/ J’en suis à l’écoute de "Je vais au cinéma" , et le piano de "A girl called johnny" des waterboys c’est un peu trop, d’autant qu’il m’est impossible d’entendre s’égrener les secondes de ce morceau sans redouter à chaque instant l’intrusion de l’ignoble saxo des waterboys.
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7 janvier, par monsieur aperitivo
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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8 janvier, par poney
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Au secours ! Rendez-nous Arnaud Michniak !
Nan, honnêtement : inventaires à la Delerm, clichés empilés en colliers, humour pas drôle, profondeur de surface, arrangements en tapisserie... pitié, s’en est trop, ça ne résiste pas à 2 ou 3 écoutes. Un Michniak, par exemple, tient mieux la route en dépit de ses défauts. Je dis ça je dis rien (rendez-nous Jacques Lanzmann !).
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9 janvier, par Piero
RE : L’enfer Tiède
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20 janvier, par un courageux anonyme
comment taire…
Je suis toujours étonné du talent consacré à dire du mal, à décrier, à casser. Les mécanismes de chasses aux sorcières à 3 sous sont à la manœuvre quelque soit l’enjeu, d’autant plus implacables que les dits enjeux seront futiles.
Moi j’ai craqué sur "La reproduction" d’Arnaud Fleurent Didier, alors que je suis réservé sur ses disques précédents. Je trouve dans ce disque un vrai talent musical et un œil sur ce que nous vivons, nous, gens de France en 2009 ou 2010 et parions-le 2011.
Oui les chansons de AFD sont truffées de références, d’emprunts et comment faire autrement ? A ce propos chacun peut jouer à comparer les références qu’il aura sû identifier, pour faire le cuistre. En revanche je trouve qu’Arnaud F. D. rend bien compte du désarroi d’une grande partie de la société par rapport à "la culture" qui ne sauve de rien, à "la politique" qui ne donne plus de direction, il rend bien cette putain de perte de sens dans laquelle on se débat non ? Son disque me rappelle ma découverte du livre de Houellebecq "Extension du domaine de la lutte" sur lequel j’avais sauté à la suite d’une chronique de Michel Polac… Il y a une vraie jubilation dans la mise en scène des hésitations, des fragilités de la voix d’AFD, ce traitement, qui n’est pas exempt de préciosité (et alors ?), balance entre sincérité et artiifice, comme lors d’une parade amoureuse (cf "La part d’ombre ou la stratégie du paon" de Roberta Panuelos chez Personne).
Et puis l’humour ? Ce disque est un petit chef-d’œuvre de distanciation mais il sait ne pas s’emballer, il sait conserver l’émotion, merci Monsieur AFD, vos névroses me font du bien.
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10 janvier, par Chrisnoone
RE : Un peu déçu
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12 janvier, par Fauve
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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12 janvier, par mathieu
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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13 janvier, par Fauve
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
L’époque est tellement à la disette, que le premier truc à se mettre sous la dent, et ça y est, c’est le chef d’oeuvre. Il s’agirait de se calmer sur les dithyrambes, sinon c’est plus crédible pour personne. Bon j’ai écouté le disque par deux fois, je sais pas trop quoi en penser, on va dire que les influences sont réunies pour que ça me plaise, mais au final, ça ne me touche pas, mais en réalité j’ai peut-être réalisé une chose, AFD est le thérmomètre de l’ennui français, ce pays s’emmerde, c’est grave, en ce qui me concerne, je vis à Montréal et lorsque je reviens à Paris, je sens un tel vacuum dans le regard des gens, une sorte de demie-molle générale, de fadeur, ça se ressent jusque dans les conversations, la musique que les gens écoutent, ce qu’ils lisent. Si ce disque rencontre son public, ce sera alors la rencontre parfaite entre une nation qui se fait chier et un artiste qui le chante. Ce qui m’a fait le plus rire, c’est la chronique de Christophe Conte dans les Inrocks, cet energumène déscend Stereolab sans procès et fait l’apologie de AFD. J’ai l’impression que si on fait partie du sérail à Paris, on est catapulté par la presse, si on choisit comme Laetitia Sadier, de passer à l’ennemi, plus de pitié. Sinon je citerais Jason Pierce pour finir :
"Certaines personnes ne veulent pas adopter l’idée de la mort et de l’univers, c’est juste trop imposant. Ils préfèrent se concentrer sur les quelques mètres en face d’eux." En ce qui concerne AFD, ce sont les années derrières lui.
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12 janvier, par jacques
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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14 janvier, par Ragondin
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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15 janvier, par jacques
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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15 janvier, par Adi
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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15 janvier, par jacques
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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19 janvier, par karate
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
Désolé mon cher Jacques mais tu me fais rire cette histoire de ’mafia’ au sujet d’AFD.
Premièrement, il n’est pas versaillais. Je ne sais pas d’où vient cette rumeur.
Deuxièmement, AFD a 35 ans, c’est son quatrième album, les trois premiers étaient auto-produits, ça fait dix ans qu’il galère, pardon mais il a payé ses dettes.
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21 janvier, par WhistleTaste
RE : Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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19 janvier, par karate
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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16 janvier, par Arnaud, sans Erik
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
AFD a du talent. Mais je trouve l’album inégal.
Ma critique de La Reproduction sur Moustache Blog : http://bit.ly/4oLc7R
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19 janvier, par Emmanuel
Arnaud Fleurent-Didier et vous, par Dr Blogo
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27 janvier, par un courageux anonyme